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Année Francophone Internationale n°26 / 2017-2018

BRÉSIL - Par Cristina Casadei Pietraroia

BRÉSIL - Par Cristina Casadei Pietraroia

Année Francophone Internationale 2017 - 2018



POLITIQUE

En 2017, le grand sujet qui a mobilisé les Brésiliens a été la corruption, surtout dans le milieu politique. Depuis 2014, des scandales concernant des pots-de-vin ou de prêts (en milliard) faits par la Banque Nationale de Développement à de grandes entreprises, avec l’intervention de membres importants des partis politiques, ne cessent de choquer les Brésiliens.
Par les nombreux accords de confession passés avec différents tribunaux, plus d’une centaine de cadres de l’industrie pétrolière (Petrobrás), du bâtiment (Odebrecht), de l’alimentation (JBS) et d’hommes politiques de tous les niveaux du gouvernement (fédéral, des états ou municipaux) ont expliqué, en détail, comment fonctionnaient les systèmes de corruption visant à enrichir ou à élire des représentants qui allaient, à leur tour, faire marcher cette enrichissante machine, qui a englouti plus d’un président du pays.
Quelques scènes nous donnent la dimension – presque surréaliste – de ce que nous avons vu en 2017 dans ce malheureux domaine :
La découverte de 51 millions de reais (16,3 millions de dollars) en espèces dans l’appartement d’un ancien ministre à Brasília. Début décembre, cet ancien ministre est écroué, ainsi que sa mère et son frère ;
La remise, à l’entreprise publique Petrobrás, de presque 654 millions de reais (200 millions de dollars) retirés de l’entreprise pendant des années de corruption. Cette somme a été récupérée grâce à 36 accords de confession signés dans l’opération « lavage express », mais ce n’est qu’un petit pourcentage de tout l’argent disparu de l’entreprise : 42 milliards de reais (presque 130 milliards de dollars).
La « rencontre » de deux anciens gouverneurs de l’État de Rio de Janeiro (Sérgio Cabral et Anthony Garotinho) dans une des plus grandes prisons du pays, le Complexe Pénitenciaire de Bangu, après la découverte de paiements de pots-de-vin et de blanchissement d’argent pendant leurs mandats. Cabral a été condamné à 72 ans de prison pour avoir reçu, de manière illicite, autour de 2,7 millions de reais (presque 670 000 euros). Maintenant, c’est à la population carioca d’en subir les conséquences, telles que : salaires non payés, recrudescence de la violence dans et hors des favelas, crise sans précédent de la santé publique ;
Après un procès d’impeachment souffert par la présidente Dilma Roussef, c’est l’actuel président, le conservateur Michel Temer, qui a failli sortir de la présidence : il l’a échappé belle suite à deux procès pour corruption passive et obstruction de la justice.

ÉCONOMIE

L’économie brésilienne a connu, en 2017, une petite amélioration, après deux ans d’énorme récession. Certes, le chômage a baissé, mais les chiffres montrent encore des problèmes dans ce domaine : des 207,7 millions d’habitants, 12,7 millions se trouvent sans travail (12 %). Parmi ceux qui ont un emploi (91,5 millions), une grande partie se trouve dans l’informalité ; à peine 33,3 millions ont un emploi formel, avec tous les droits et les assurances prévus par la loi.
En août, une réforme des lois du travail a été approuvée, ce qui pourra, peut-être, réglementer le travail informel ; elle a déjà eu comme conséquence de rassurer les investisseurs, mais ses effets ne seront connus qu’en 2018. Le salaire minimum est monté de 2 % (R $ 937,00, ce qui vaut, environ, 300 US) et l’inflation a baissé. Cette récupération a eu lieu grâce au pouvoir d’achat et à la consommation des ménages, ainsi qu’à l’agriculture, qui a connu des récoltes records surtout celles de maïs et de soja, en 2017. Cette production historique a permis au Brésil d’augmenter ses exportations.
Le gouvernement fédéral a lancé un ambitieux programme de privatisations, par lequel il veut céder 58 actifs (des autoroutes, des ports, des aéroports et le fournisseur d’énergie Eletrobras), mais il n’a pas réussi à faire voter, par le Sénat et la Chambre des Députés, une des réformes les plus importantes : celles des retraites, demandée par les marchés, mais très critiquée par la population.


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Immensité du pays, immensité des inégalités - Ph : Chalm Gabriel Waibel

SOCIÉTÉ

La corruption et sa complice, l’impunité, associées à la récession, ont rendu encore plus évident l’écart qui existe au Brésil entre les extrêmes de la société : les très pauvres et les très riches.
Cet écart est constaté depuis longtemps. Roger Bastide, spécialiste du Brésil et l’un des fondateurs de l’Université de São Paulo, a publié, en 1957, le livre Brésil, terre de contrastes (Hachette). Hervé Théry, géographe français qui vit et enseigne au Brésil, résume le pays en « La Suisse, le Pakistan et le Far West », titre de la 3e partie de son livre Le Brésil (6e édition, 2012, Paris : Armand Colin, 1re édition publiée en 1985 par Masson). Edmar Bacha, économiste brésilien, a créé, dans les années 1970, en pleine dictature militaire, l’expression « Belíndia » pour définir la répartition des revenus, un mélange entre la Belgique et l’Inde. Titre d’une série de fables sur l’économie brésilienne, elle réapparaît, en 2012, dans le livre Belíndia 2.0 : Fábulas e ensaios sobre o país dos contrastes (ed. Civilização Brasileira). En 2017, la mauvaise répartition des revenus et la honteuse disparité sociale se font encore voir : près de 25 % de la population, soit plus de cinquante millions de Brésiliens, vivent en dessous du seuil de pauvreté ; 10 % des Brésiliens bénéficient de presque la moitié du revenu national ; 50% de la population brésilienne n’a accès qu’à 11 ou 12% de la richesse produite par le pays. Un rapport de l’OXFAM-Brésil, paru en septembre 2017, montre ce que cela signifie dans la pratique : « Les six Brésiliens les plus riches concentrent la même richesse que les 100 millions les plus pauvres » (www.oxfam.org.br). Cette disparité qui ne peut être éliminée qu’avec de grands changements dans tous les domaines de la société, surtout celui de l’éducation.


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La communauté de Paraisópolis à côté d’un immeuble de luxe, dans le quartier du Morumbi - São Paulo - Ph : Flickr - akagawa217

ÉDUCATION

L’enseignement fondamental au Brésil peut être considéré comme « universel » aujourd’hui, car 99,2 % des enfants de 6 à 14 ans sont inscrits à l’école, soit 26,5 millions d’élèves, selon la PNAD Continue, recherche nationale publiée en décembre 2017. En ce qui concerne le lycée, ce taux descend à 87,9 %. Tout en considérant ces excellents résultats, les chercheurs constatent, pourtant, qu’à l’intérieur de chaque cycle d’enseignement les différences d’apprentissage sont frappantes et révèlent les inégalités sociales, économiques et régionales déjà mentionnées. Ainsi, le problème se pose-t-il dans la suite des études : nombreux sont les élèves (1,3 million de jeunes entre 15 et 17 ans) qui ne finissent pas le lycée, et à peine 15 % des étudiants brésiliens, entre 25 et 34 ans, sont à l’université (données du rapport 2017 de l’ Organisation pour la Coopération et le Développement Économique).
Voici un exemple de ce paradoxal contexte éducatif : le Brésil fait partie de l’élite mondiale des mathématiciens, le groupe 5 de l’Union Mathématique Internationale (IMU). Pourtant, les résultats selon le PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves) sont préoccupants pour le Brésil, qui occupait, en 2015, la 65e place en mathématiques, la 63e en sciences et la 59e en lecture. Le PISA évalue les systèmes d’éducation de 70 pays du monde en testant les compétences des élèves de 15 ans dans les principales matières.
Pour essayer de résoudre ces disparités, le gouvernement fédéral a homologué en 2017 la Base Nationale Commune Curriculaire (BNCC) pour l’éducation des jeunes (de la maternelle au collège). Par cette Base, tous les enfants, des écoles publiques ou privées, dans les 26 états du pays, seront censés apprendre les mêmes contenus et habiletés, question de grande importance quand on voit que, si à Brasília, 35 % des jeunes entre 25 et 34 ans sont à l’université, dans l’État du Maranhão, ce taux descend à 7 %. Un aspect encore plus grave de cette inégalité : 75 % des étudiants de l’enseignement supérieur doivent payer leur formation, faite dans une université privée et payante. Pour aider ces étudiants, le gouvernement fédéral a créé, en 2004, deux programmes de financement : le ProUni (Programme Université pour Tous), qui offre des bourses d’études de 50 % à 100 % des mensualités dans les facultés privées, et le FIES (Programme de Financement Étudiant) qui concède des prêts aux étudiants sans revenus suffisants pour payer la faculté. Ces prêts, à des taux très bas, seront payés par les étudiants après la conclusion des leurs études.

IMMIGRATION

Ce thème a été à la Une des journaux pendant toute l’année 2017. En regardant de plus près, la première donnée qui attire notre attention, quand on parle d’étrangers au Brésil, c’est leur petit nombre résidant ici : autour de 700.000 dans une population de plus de 200 millions de personnes, c’est-à-dire, à peine 0,3 % de la population en 2017, selon Wagner Oliveira, économiste de la Fondation Getúlio Vargas. À titre de comparaison, le pourcentage d’immigrants sur la population totale est de 14,6 % aux États Unis, 21,8 % au Canada et 28,4 % en Australie.
Cependant, ce qui a fait vraiment la Une, ce ne sont pas les étrangers d’une façon générale, mais les réfugiés : en 2017, des milliers de personnes, fuyant les crises économiques et politiques, les désastres naturels et les guerres, ont cherché une meilleure opportunité de vie au Brésil. Selon le CONARE (Comité National pour les Réfugiés, du ministère de la Justice et de la Sécurité publique), les demandes d’asile les plus nombreuses ont été faites par des Vénézueliens, des Haïtiens et des Syriens. Les demandeurs d’asile ont entre 18 et 50 ans, pour la plupart, et ce sont surtout des hommes, dont plusieurs ont une formation supérieure.
Jusqu’à la fin de l’année, 9.552 réfugiés de 82 nationalités ont été reconnus en tant que tels, mais le nombre de demandes ne cesse d’augmenter.
Pour répondre à cette réalité, une nouvelle Loi de Migration a été mise en vigueur en 2017. Elle garantit aux migrants les mêmes droits attribués aux Brésiliens et institue le visa temporaire pour l’accueil humanitaire à ceux qui se trouvent en situation de violation des droits de l’homme. Un des aspects les plus importants de cette loi est qu’elle fournit une protection aux personnes sans patrie en facilitant leur naturalisation, ce qui met le Brésil à l’avant-garde mondiale dans ce domaine.


La Mission Paix
Les villes brésiliennes qui reçoivent les réfugiés s’organisent de plus en plus pour les accueillir. À São Paulo, la Mission Paix (http://www.missaonspaz.org) a prêté assistance à 4.017 migrants et réfugiés pendant toute l’année 2017. Avec le Centre d’Études Migratoires (CEM), plusieurs rencontres, conférences et cours avec des spécialistes et des chercheurs ont été réalisés sur différents thèmes (travail, santé, droits, intégration, protagonisme, etc.). La Mission Paix est un organisme de bienfaisance, créé dans les années 1930 par les Missionnaires de Saint Charles (Scalabriniens), qui, à travers la Casa do Migrante (Maison de Migrant) offre : places d’hébergement, services d’aide à l’obtention de documents brésiliens, soutien juridique, assistance sociale, soins de santé et psychologique, services de formation pour adultes – notamment cours de portugais, conférences interculturelles et préparation pour des cours de formation professionnelle. Elle fournit également des services de médiation dans les relations de travail entre les employeurs et les immigrants, ainsi que le suivi dans les entreprises concernant les conditions de travail, la prévention du travail esclave, mais également un logement sur place et la protection aux victimes.
La Mission Paix a aussi une bibliothèque spécialisée en études de migration, un magazine – « Travessia » –, des groupes d’étude, des cours de formation à distance et un service-conseil. Elle travaille en partenariat avec les universités de São Paulo pour offrir des cours de langues aux réfugiés, facilitant ainsi leur insertion dans la société brésilienne.

D’autres initiatives vont dans cette direction de mieux intégrer ces étrangers. Ainsi, une compétition de football (la Copa dos Refugiados) a-t-elle vu sa quatrième édition à São Paulo, en 2017, réunissant 250 joueurs, partagés en 16 équipes.
Malheureusement, certains états de la fédération n’ont pas les moyens pour accueillir de manière satisfaisante les réfugiés. C’est le cas de Roraima, dans le nord du pays, qui reçoit, depuis 2015, des Vénézuliéns fuyant la famine, la crise dans la santé et les persécutions du gouvernement Nicolás Maduro. En 2017, Boa Vista, la capitale de cet état, a connu une entrée record de Vénézuéliens, qui sont aujourd’hui au nombre de 40 000 (10 % de la population de la ville) à vivre dans des hébergements parfois précaires et improvisés.


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La Commission des Droits de l’Homme et Législation Participative dans une audience publique interactive sur la situations des Haïtiens au Brésil - Ph : Wikimedia commons - Geraldo Magela /Agência Senado

FRANCOPHONIE

Le XXIe Congrès Brésilien des Professeurs de Français – « Français, langue de la modernité : une voie vers des cultures et des savoirs multiples » – a été le point fort de l’année en ce qui concerne la francophonie au Brésil.
Environ 400 personnes - enseignants et étudiants de français - ont participé à ce Congrès national, qui s’est déroulé du 11 au 14 septembre 2017, à Aracaju, dans l’État du Sergipe, nord-est du Brésil. De nombreuses conférences, tables rondes, ateliers et communications, des événements culturels et l’élection du nouveau bureau de la Fédération Brésilienne des Professeurs de Français (FBPF) étaient au programme. Les professeurs et chercheurs Denise Damasco (Université de Brasília) et Dario Pagel (Université Fédérale de Sergipe) assureront la présidence et la vice-présidence de la FBPF jusqu’en 2019.
Dans la brochure du congrès, on peut lire ses enjeux : « Les débats soulignent, entre autres, les politiques linguistiques et éducatives régionales et nationales, les pratiques pédagogiques et les stratégies didactiques qui ont lieu dans les salles de classe et les conditions de travail des professeurs en général afin de pouvoir définir les différents contextes d’enseignement de la langue française. Le XXIe congrès propose des espaces de réflexion dans ces quatre domaines afin de créer un effet multiplicateur grâce à la participation des différents acteurs (administrateurs, éducateurs, futurs professeurs de langues, stagiaires, etc.) dans les discussions.  »
Quatre axes de travail ont été proposés aux intervenants et participants : Didactique et formation de professeurs ; littérature et arts ; Politique et mémoire ; Études de traduction et études linguistiques.

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Yvan Amar à l’ouverture du congrès - Ph : https://www.facebook.com/cbpfaracaju/

Coordonné par Dário Pagel, Renilson Santos Oliveira, Ricardo Costa dos Santos et Wellington Júnior Costa, ce Congrès a su montrer une grande diversité de thèmes et de travaux. La conférence inaugurale a été proférée par Yvan Amar (RFI) - « La pédagogie de l’oral et l’utilisation des médias » ; et la clôture a été faire par Jean-Noël Pancrazi sur le thème de l’écrivain dans le monde moderne. Entre ces deux conférences magistrales, une gamme d’excellentes présentations assurées par des spécialistes étrangers et brésiliens.

Les paroles de Doina Spità, Vice-Présidente de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF), qui a participé au Congrès, résument bien ce qu’a été cette rencontre : « Vu l’actualité de la grande majorité des interventions, le sérieux des débats, l’audience massive, la présence constante et active des représentants des institutions partenaires et la jeunesse de la plupart des enseignants participant aux travaux, toutes les conditions semblent être réunies pour que l’enseignement du français au Brésil connaisse un nouveau rebondissement. » (Extrait de http://fbpf-bra.fipf.org/actualite/des-travaux-fructueux-porteurs-d%E2%80%99avenir)

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Cristina Casadei Pietraroia
Université de São Paulo
crispi@usp.br

Photo du logo : Flickr - Alessandra Ramos Pinto

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