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Infolettre 121 - février 2017

À propos du « Bal nègre »

La polémique au sujet du mot « nègre », relatée dans l’article « Le Bal nègre rouvrira sous un autre nom » (Le Monde du 7 février 2017) résonne comme une insulte faite aux défenseurs et chantres de la négritude, ce courant littéraire et politique de l’entre-deux guerres. C’est une insulte à Césaire, dit « Le nègre fondamental », titre d’un film de France 5 diffusé en 2007.
C’est faire fi d’écrivains remarquables de Léopold Sédar Senghor à Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René Depestre… qui se sont tant battus contre le colonialisme, pour leur dignité et la reconnaissance de la culture noire.
C’est oublier le « Festival mondial des Arts nègres », inauguré à Dakar en 1966, un grand évènement de l’histoire culturelle du continent africain. C’est mépriser « L’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache »… C’est insulter la mémoire de Césaire qui, en 2005, a titré ses entretiens avec Françoise Vergès : « Nègre je suis, nègre je resterai ».

Tous, ils ont lutté pour revendiquer ce qualificatif avec fierté.

De quel droit le rabaisser à n’être que péjoratif ? C’est vraiment réducteur et désolant ! Alors va-t-il falloir enlever le mot « nègre » de tous les poèmes et les écrits où il a le malheur de se trouver ? Un peu de bon sens, de grâce !

Nous vivons dans une période où certains mots apparaissent minés et dès lors, frappés d’un interdit qui relève plus de l’émotion que de la simple lexicologie et sereine réflexion. Avoir voulu faire revivre le Bal nègre, en 2017, c’était avant tout rendre hommage à ce qu’il fut : un lieu vivant, célébré et fréquenté par un milieu intellectuel et artistique pluriculturel.

« Nègre » ne sera jamais un mot neutre, certes.
Mais pourquoi ne serait-il pas libre de faire écho à toute la gamme des émotions humaines, du désespoir à la joie…pourquoi pas ?

Cécile Pelosse et Françoise Tétu de Labsade*
*Fondatrice de l’Année Francophone Internationale


QUEBEC - Le dilemme des élèves « pas comme les autres »

Le vieux débat sur l’intégration d’élèves en difficulté dans les classes ordinaires reprend de plus belle à Montréal. Les enseignants, déjà à bout de souffle, sonnent l’alarme. Le petit William, 10 ans, a ce qu’on appelle des « difficultés graves d’apprentissage ». Il a un déficit d’attention, le syndrome de la Tourette, des difficultés à communiquer et une grande anxiété. Dans l’ancien temps, on aurait dit qu’il est un garçon « pas comme les autres », même s’il est aussi intelligent que ses amis.

Le Devoir (Québec)

BURKINA FASO - Festival « Rendez-vous chez nous » : après huit ans d’existence, l’heure est au plaidoyer

Initiative de l’Association arts, clowns, marionnettes et musique dans nos rues « Assez de murs », le festival « Rendez-vous chez nous » est à sa 8e édition. Même si pour l’heure, Boniface Kagambega, président de l’association, tire un bilan satisfaisant des huit années de présence, il ne manque pas de tirer sur la sonnette d’alarme, en vue d’un appui de l’État. C’est ce qui ressort de l’interview qu’il nous accordé... Ph : FB - Boniface Kagambega)

fasozine.com (Burkina Faso)

KAZAKHSTAN : Quand Astana devient encore plus futuriste

Le photographe français Jean-François Rauzier a décidé de poser ses valises à Astana, la capitale kazakhe. Reconnu pour son concept d’Hyperphoto, qui transforme les espaces urbains à l’aide de montages irréels, il a tenté de sublimer une ville présentée comme morte pour les Kazakhs. Interview.

Novastan (Journal francophone en ligne - Asie centrale)

ALGERIE - Dialogue sur la littérature francophone algérienne

La littérature de l’Algérie est à l’honneur à la 23e édition du « Maghreb des livres » qu’accueille la capitale française, du 19 au 20 février. A cette occasion, RFI revient avec Hervé Sanson, spécialiste des littératures du Maghreb et chercheur au CNRS, sur les grandes tendances et thématiques de la fiction algérienne francophone, depuis ses débuts il y a un siècle à aujourd’hui.

RFI (France)

FRANCE - La reconnaissance des crimes commis lors de colonisation

La reconnaissance ou pas des actes commis par la colonisation française est un "problème de génération", a affirmé jeudi l’historien français Benjamin Stora, soulignant qu’il y a un décalage entre la jeunesse française et une partie de la classe politique. "Les excuses, c’est une chose que les Américains ont faite sur le Vietnam, ce qui leur a permis de rouvrir une ambassade et de devenir le premier partenaire commercial du Vietnam. C’est un pragmatisme qui ne s’applique pas à la France", a expliqué l’historien dans une interview à Libération en réaction à la polémique provoquée par la qualification d’Emmanuel Macron de la colonisation française de "crime contre l’humanité".

Le Huffington Post (Maghreb)

POLOGNE - 10/10 propulse la francophonie en haut de l’affiche ! Acte II

Prolongeons l’étape polonaise du Grand Tour 2017 ! Rencontrons les 10 auteurs des pièces de théâtre bientôt publiées. Profitons de ce moment pour découvrir les thèmes abordés et aussi leurs relations à la francophonie, tantôt enthousiastes, parfois compliquées, toujours exigeantes. Des réflexions à décortiquer... elles sont parfois grinçantes. Positivement grinçantes !

BURKINA FASO - Le tourisme a fait place à la peur et au désespoir !

La petite ville d’Oursi avec ses dunes de sable et sa mare naturelle, était l’une des destinations préférées des touristes qui visitaient le Burkina Faso. Plus de 50 guides vivaient du tourisme et c’est sans compter les gérants des campements, chauffeurs et autres métiers annexes. Depuis que la région est de plus en plus menacée par l’insécurité et même déclarée "zone rouge", les touristes ne sont plus au rendez-vous.

droitlibre.net (Mali / Pays-Bas)

COTE d’IVOIRE - Sisi Barra

Les fabriques de charbon de bois de San Pédro sont des enclaves de récits cachés...S’il est une réalité d’extrême précarité révélant un des aspects peu connus des inégalités sociales (voire de genre) de la société ivoirienne aujourd’hui, ce sont bien les défis et réalités des Charbonnières de San Pédro...

Afrique in Visu (Afrique-France)

ROUMANIE - « Une belle leçon d’attachement à la démocratie »

A Bucarest, les manifestants ont eu raison du décret allégeant les peines pour abus de pouvoir. Mais plus de deux semaines après le début du mouvement, la hantise de voir le pays revenir à des pratiques communistes de l’ère Ceausescu les pousse à continuer de réclamer dans la rue la démission du gouvernement.

Liberation (France)

ALGERIE - Etre femme journaliste

Grand reporter pour le quotidien El Watan depuis 24 ans, Salima Tlemçani est une icône de la société algérienne. Très active pendant la sanglante décennie noire, où son nom s’est retrouvé sur une liste de personnes condamnées à mort, elle raconte son combat de femme journaliste en Algérie. Elle dresse aussi un constat amer sur la liberté de la presse et sur l’avenir de sa profession. Une voix libre et courageuse.

TV5 Monde

RWANDA - Le swahili gagne du terrain

L’Assemblée nationale rwandaise a adopté ce mercredi 8 février une loi visant à faire du swahili la quatrième langue officielle du pays, au même titre que le français, l’anglais et le kinyarwanda. Une décision qui met en lumière le statut précaire de la langue de Molière dans le pays.

LeFigaro (France)

MADAGASCAR - Andry-Patrick, journaliste culturel à Madagascar – 115 euros par mois

« L’idée de devenir journaliste m’a toujours trotté dans la tête », se souvient Andry-Patrick. Ce jeune Tananarivien de 27 ans travaille depuis deux ans pour l’Express de Madagascar, l’un des quotidiens les plus réputés de l’île rouge. Du lundi au dimanche il part en reportage, il rencontre et interroge, écoute et écrit au gré des événements culturels.

Jeune Afrique

HAITI - Les écoliers dans les rues

Le sourire de Nathan, 11 ans, traduit sa joie d’être aux côtés de ses camarades de classe. Ce lundi 23 janvier, l’adolescent entame sa deuxième semaine de classe depuis le passage de Matthew. Contrairement à la majorité de ses camarades, Nathan ne porte pas d’uniforme. Dans son sac à dos, deux livres abîmés, un cahier et un stylo. Habitant à plus d’une heure de marche de l’école, Nathan, au milieu de cinq autres écoliers, rentre chez lui. La distance ne le décourage point. « A force de parler au cours de la route, on ne se rend pas compte de la distance parcourue », dit-il.

Le Nouvelliste (Haïti)

Extrait de la galerie :

POLOGNE - Théâtre francophone - Résidence à Zabrze - GRAND TOUR 2017


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