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ALGERIE / FRANCE - Exil et identité dans "Garçon manqué" de Nina (...)

ALGERIE / FRANCE - Exil et identité dans "Garçon manqué" de Nina Bouraoui

Par Afaf Majit, docteure en littérature générale et comparée



Je deviens Brio. Être la première en tout. Être un garçon avec la grâce d’une fille. Brio pour toute l’Algérie. Brio contre toute la France. Brio contre mon corps qui me fait de la peine. Brio contre la femme qui dit : Quelle jolie petite fille (…). Je fais honte au monde entier. Je salis l’enfance. C’est un jeu pervers. C’est un jeu d’enfant. Non je ne veux pas me marier. Non, je ne laisserai pas mes cheveux longs. Non, je ne marcherai pas comme une fille. Non, je ne suis pas française.
Nina Bouraoui

La quête identitaire constitue la préoccupation majeure d’un bon nombre de chercheurs et d’écrivains maghrébins et elle ne peut se réaliser que par l’acte de l’écriture, en particulier celui de l’autobiographie. Ainsi, en témoigne l’espace littéraire donné à voir dans « Garçon manqué » de Nina Bouraoui.
Réfugiée dans les livres, la plume de notre écrivaine choisit de voyager afin de savourer le goût de la liberté et fuir le mutisme qui l’assiège tout en traçant son chemin existentiel orienté vers l’interculturel et le pluralisme identitaire. Le roman de Nina Bouraoui ne sort pas de cette coutume puisqu’il met en parallèle deux civilisations contradictoires. Son récit porte les germes de ce croisement de deux cultures qui met en jeu le plurilinguisme, le transculturel et le multiculturel d’une identité qui se forme dans l’altérité. Nous essaierons donc de chercher les origines de ce dédoublement du Moi : s’agit-il d’une déchirure identitaire ou tout simplement d’une attaque implicite du sexe masculin ?
Certes, tiraillée entre les deux pays -d’accueil et d’origine-, entre un passé inoubliable et un avenir qui n’est pas encore, l’écrivaine métisse s’engage à mettre en lumière la dialectique de l’espace et la richesse d’une identité hybride qui relie l’univers idéologique oriental au cosmopolitisme occidental.

Une écrivaine difficile à classer
Apparu aux alentours des années quatre-vingt, suite aux événements de « la marche des beurs » pour l’égalité et contre le racisme et produit en français par des écrivains issus de la seconde génération de l’immigration en France, le roman « beur » a connu un grand succès à travers le monde entier grâce à la grande place qu’il occupe dans le champ littéraire maghrébin. D’ailleurs, de nombreux écrivains de grande renommée l’ont fortement marqué tels que : Mehdi Charef, Azouz Begag, Tassili D’akli tadjer, Leila Houari, Farida Belghoul et tant d’autres. Tous ces pionniers, soumis à la douleur de l’immigration et de l’exil et refusant de subir le même sort que leurs parents ont essayé d’une façon ou d’une autre de se réapproprier l’espace constitutif de leur identité au sein du pays d’accueil. Ainsi, l’image du fils de l’immigré est construite de tiraillements entre ses racines arabo-musulmanes et la société de l’Autre. Deux mondes pratiquement antagonistes qui ne présentent rien en commun, à l’exception de ce « beur » qui finit par croire qu’il n’est, comme l’affirme Charef, « ni arabe ni français (1) ». Il s’impose comme un être « paumé entre deux cultures, deux histoires (2) » qui l’étouffent et le maintiennent loin de s’inventer ses propres racines.
En effet, chaque fois que le « beur » essaie de se retrouver, il affronte des contraintes qui l’entraînent sans cesse vers la négation de soi. Il est ainsi soumis à son propre destin, et tourmenté par ce douloureux sentiment de rejet et de marginalisation des deux sociétés où « le corps et l’âme sont fâchés, ne se tiennent plus la main » (3).
Par ailleurs, Bouraoui est-elle « beur » ? Les chercheurs sont en désaccord en ce qui concerne l’identité littéraire de l’écrivaine. Certains affirment qu’elle appartient à la littérature maghrébine d’expression française, d’autres précisent qu’elle fait partie de la littérature française, alors que la plupart des chercheurs la classe dans la littérature beur qui, d’après Régina Keil, « se déroule selon deux grands axes thématiques : 1er - la vie en banlieue au quotidien […], caractérisée par le problème de chômage et de racisme ordinaire. 2ème-Les problèmes d’identité double ou déchirée […]. (4) ».
En comparant Bouraoui aux écrivains beurs, nous pourrions dire que son œuvre est l’illustration parfaite du deuxième axe dans la mesure où la part collective de l’identité littéraire de Nina Bouraoui met en relief une crise identitaire liée à la dialectique de la double culture et aux problèmes de l’intégration. Toutefois, une simple caractéristique la distingue des beurs, c’est que son style et son écriture n’ont rien de commun avec cette littérature qui se rattache principalement au concept de l’immigration de la classe ouvrière née ou arrivée très tôt en France.

Elle pourrait donc être considérée, malgré tout, comme un « produit » de cette littérature, dans le sens où son espace de création questionne la position de l’entre-deux (cultures, pays, frontières, temps). Elle publie plusieurs romans dont le thème tourne essentiellement autour des différents soucis auxquels est confrontée la communauté maghrébine, partagée entre tradition et modernité, entre sa culture d’origine qu’elle a quittée et une culture « d’accueil », celle qui la reçoit, tout en cherchant ses racines dans un phénomène de mixité, considéré comme la caractéristique fondamentale de toute expression migrante voire interculturelle. Ainsi, Sakina Boukhedenna nous raconte-t-elle dans son journal « nationalité : immigré(e) », d’un ton ironique, la vie d’une jeune fille souffrant du racisme et rejetée par l’Autre. Elle s’interroge avec beaucoup d’amertume : « comment être élève sage quand pour eux, tu es avant tout bougnoule, que tu es vaurien, fille de Mohammed couscous » (5).
Dans ce contexte, Garçon manqué s’affirme comme une conséquence très logique d’un malaise identitaire. Mais à partir du moment où le malaise se traduit en écriture, le Moi s’en sort et se positionne afin de négocier son avenir dans la société la plus appropriée et la plus dominante dans laquelle il a choisi de vivre. En effet, ce processus consiste à s’ouvrir aux identités diverses et d’échapper avant tout à la tension identitaire et à l’aliénation dont le sentiment de l’infériorité présente le premier symptôme. S’interroger donc sur ce sentiment et sur la problématique identitaire dans le roman de Bouraoui sert à remettre en cause les discours stériles qui freinent la pensée féminine et emprisonnent sa créativité, son invention et sa liberté d’expression.
Nina Bouraoui a par conséquent un statut ambigu qui la distingue dans toute son œuvre. Quant à son identité, elle a une part collective qui est similaire aux beurs et une part individuelle qui la distingue de ces derniers.

Une identité coincée au carrefour d’une double culture
Dans la scène littéraire contemporaine notamment franco-maghrébine, aux sources de laquelle les hautes tensions historiques sont sans cesse ravivées, Nina Bouraoui reste un symbole emblématique de l’écriture pour les femmes et de leurs revendications identitaires d’ordre politique et socioculturel. Ces auteures ont choisi la langue française comme moyen pour exprimer leur angoisse et crier leur misère au monde entier. Actuellement, cette littérature féminine s’est octroyé une place primordiale dans le champ littéraire qui était réservé exclusivement aux hommes. Or, être une femme dans un monde où l’homme détient le pouvoir absolu, est le grand souci que ces femmes écrivaines veulent exprimer dans cette littérature dite de « combat » qui a pour objectif de « constituer un sujet féminin subversif qui s’affirme face à une société patriarcale » (6).
En effet, dans la littérature qui soulève des problématiques postcoloniales, l’identité demeure une notion importante et fortement présente. Dans ce contexte, Anne Donadey précise quant aux textes postcoloniaux et féministes que ce qui semble formatif c’est surtout les « fractures », c’est-à-dire les traumatismes causés par le colonialisme et les injustices par rapport au sexe.
Par ailleurs, les chercheurs modernes affirment que les identités ne sont pas des unités stables ou invariables, mais plutôt des éléments intellectuels qui se construisent petit à petit selon les circonstances historiques sociales et politiques de chaque époque. Ce sont donc les multiples identités mises côte à côte qui composent une société multiculturelle et qui la renforcent. Or, est-elle incontestablement le produit des relations interactives entre l’individu et les pratiques sociales de la vie quotidienne. Ainsi, lire l’œuvre de Nina Bouraoui, c’est découvrir avec passion le binôme de l’identité et de l’histoire, au sein des drames de la société moderne.

Nina Bouraoui, de son vrai prénom Yasmina est née à Rennes, en 1967, d’une mère française bretonne et d’un père d’origine algérienne. Elle a vécu jusqu’à l’âge de treize ans à Alger. C’est en France, où elle est installée, qu’elle y a publié tous ses textes et où elle a obtenu le Prix Inter en 1991 pour son premier roman La voyeuse interdite. Bien qu’elle soit née en France, l’écrivaine garde en elle les images de la guerre d’Algérie comme témoin de la violence qui marque le rapport de l’ex-colon et l’ex-colonisé.
La mère patrie, et plus particulièrement la belle ville d’Alger, hante incroyablement son esprit comme le fantôme d’une enfance perdue. Ce déracinement à la fois physique et psychique « forme déjà l’exil et la différence. Il traverse le corps et impose une scission. Il dénature et fonde une autre origine. Il modifie les naissances. Il est immédiat et profond. Je deviens une autre » (7). Ainsi, cette rupture brusque et violente avec le pays d’origine est profondément traumatisante chez Bouraoui. Elle décrit sa nouvelle vie loin de l’Algérie comme celle d’une orpheline, dépossédée de l’amour maternel.
Garçon manqué est donc le récit de l’enfance de Yasmina, le parcours d’une vie située entre deux rives : Alger et Rennes, deux origines, deux sexes et deux identités totalement opposées : « Tous les matins je vérifie mon identité. J’ai quatre problèmes. Française ?Algérienne ? Fille ? Garçon ? » (8).
L’auteure-narratrice se sent aussi étrangère en France qu’en Algérie et son origine métisse la rend de plus en plus mal à l’aise dans les deux pays : « J’ai deux passeports. Je n’ai qu’un seul visage apparent. Les Algériens ne me voient pas. Les Français ne me comprennent pas. Je construis un mur contre les autres. Les autres. Leurs lèvres. Leurs yeux qui cherchent sur mon corps une trace de ma mère, un signe de mon père. […] Être séparée toujours de l’un et de l’autre. Porter une identité de fracture. Se penser en deux parties. À qui je ressemble le plus ? Qui a gagné sur moi ? Sur ma voix ? Sur mon visage ? Sur mon corps qui avance ? La France ou l’Algérie ? […] Je suis tout. Je ne suis rien. » (9). Le conflit qui nourrit l’intrigue est l’identité problématique de Nina, car les Algériens la considèrent comme française alors que les Français la qualifient comme pied-noir « de la deuxième génération » (10).

Produit d’un mariage mixte, elle est négligée, non seulement par les vrais Français, mais également par les Arabes. Elle n’est considérée ni comme enfant de coopérants ni comme une vraie algérienne : « Au lycée français d’Alger, je suis arabisante. Certains professeurs nous placent à droite de leur classe. Opposées aux vrais Français. Aux enfants de coopérants. Le professeur d’arabe nous place à gauche de sa classe. Opposés aux vrais Algériens. (11) ».
Hybride, plurielle dans son être, Nina est donc une inconnue pour les Algériens et une étrangère pour les Français. Elle se définit d’ailleurs elle-même comme une « croisée », et met en scène une identité paradoxale placée au carrefour de deux pays, deux cultures, deux histoires, deux civilisations, deux comportements, deux traditions, deux langues... Elle décrit minutieusement comment pour contourner les regards agressifs et la violence des hommes, elle a effacé un corps féminin, elle raconte comment elle a caché ce corps sous une apparence masculine et a adopté le comportement d’un garçon.

Un corps pour deux identités sexuelles
Le corps féminin, le corps masculin, le corps qu’on doit cacher pour le protéger, le corps objet de ségrégation, d’interdit… le corps occupe une place très importante dans le roman de Bouraoui. Garçon manqué développe une réception problématique du corps métis qui varie d’une culture à l’autre et d’une personne à l’autre. Sa quête identitaire relève de deux situations essentielles : une situation alarmante de crainte et de détresse, pure conséquence de désaccord avec les traditions et le mode de vie algérien qui marginalisent les enfants issus de mariages mixtes : « Longtemps je crois porter une faute. Je viens de la guerre. Je viens d’un mariage contesté. Je porte la souffrance de ma famille algérienne. Je porte le refus de ma famille française. Je porte ces transmissions-là. La violence ne me quitte plus. Elle m’habite. Elle vient de moi » (12), d’une part, et d’autre part, sa soif d’être un garçon. Elle admet : « La rue est mon ennemi. La rue est un vrai corps. C’est le lieu des hommes. Mon exclusion » (13).

La protagoniste refuse donc son identité, nie son corps et sa sexualité. Déboussolée dans ce milieu qui ignore sa présence, Nina décide de renoncer à sa féminité. Cachée derrière une nouvelle identité masculine, elle invente un masque mensonger qui reflète sa pluralité. Dans cette intention, la narratrice coupe ses cheveux, elle porte un sifflet autour du cou, un revolver dans la poche, elle tient ses épaules et ses jambes bien ouvertes... 14. Elle affirme : « Je dis mon mensonge. Par mes gestes rapides. Par mon attitude agressive. (…). Je deviens leur fils. » (15). Ces déclarations traduisent la souffrance et la douleur d’une fille obligée à vivre dans l’illusion et dans la solitude : « Je prends un autre prénom, Ahmed. (…) Je me fais disparaître. J’intègre le pays des hommes. Je suis effrontée. Je soutiens leur regard. Je vole leurs manières. J’apprends vite. Je casse ma voix. […] Ici je suis la seule fille qui joue au football. Ici je suis l’enfant qui ment. Toute ma vie consistera à restituer ce mensonge. » (16).
Au surplus, la narratrice nous confie son inquiétude qui provient de la rue qui lui «  est interdite depuis l’événement. Elle porte encore cet homme brun. Elle l’abrite. Je ne sais pas son nom. C’est un inconnu. Je sais son visage, une lame de couteau […]. Sa proposition. Il parle en français. C’est un Algérien. Un Algérois […]. Il s’est attiré vers moi. Il dit : Tu es belle. » (17). Comment se défendre donc contre ce brun qui a voulu l’enlever ? Être un garçon, telle est la solution envisagée par la jeune fille pour se défendre du danger que représente les hommes : « Cet homme fonde ma peur. Cet homme est la peur […]. Je deviendrai un homme pour venger mon corps fragile. » (18)
Un autre souvenir hante l’esprit de cette fille si faible et si sensible : c’est le comportement sanguinaire des hommes de l’OAS19 contre les femmes algériennes :
On raconte des histoires. Du bâtiment A au bâtiment G. Une rumeur dans cette Résidence en arc en cercle. Ce lieu hanté. Marqué. Ces bruits. Ces ombres. Ces apparitions. Le vent permanent : la plainte des femmes algériennes massacrées par les hommes de l’OAS. Se laver dans leur sang. Être dans leur fièvre. Vivre avec l’image de ces femmes égorgées. Avec leurs cris .Avec ces gestes. En pleurer. La nuit. Prendre la violence malgré moi et devenir violente. (20)

En effet, les conditions difficiles vécues par l’héroïne auxquelles s’ajoute la barbarie des hommes de l’OAS sont devenues un horrible cauchemar pour Nina ; ce qui a provoqué chez elle une crise psychique qui est sans doute, à l’origine de sa quête identitaire dans ses différentes dimensions : « Je ne sais plus que je suis au jardin de Maurepas. Une fille ? Un garçon ? L’arrière-petite-fille de Marie ? La petite fille de Rabîa ? L’enfant de Méré ? Le fils de Rachid ? Qui ? La Française ? L’Algérienne ? L’Algéro-Française ? De quel côté de la barrière ? (21) ». L’identité sexuelle de Nina est aussi prise au piège. En effet, son père la voulait forte comme les garçons pour qu’elle puisse se défendre dans un milieu sexiste soumis à l’autorité masculine. D’ailleurs, il l’a prénommée Brio : « Mon père invente Brio. Mon père laisse Brio. Tu veilleras sur la maison. Ses départs fondent mon désir. Changer. Se transformer. Je deviens Brio. Mon père. Sa voix, après ses longs voyages, un chant irréel dont j’avais oublié le ton. » (22). Très consciente de cette lourde responsabilité, Nina se travestit et essaye de jouer son rôle avec « Brio » durant les absences répétitives de son père. Elle prend le relais. Elle protège sa famille : « Brio pour toute l’Algérie. Brio pour toute la France. Brio contre mon corps qui me fait de la peine ». (23)
II est donc évident, à travers cette analyse, que la problématique de la crise identitaire située entre deux rives (l’Algérie et la France), mais aussi entre deux sexes (masculin et féminin) est d’emblée posée dans Garçon manqué. Et si l’héroïne tente de « vérifier » son identité chaque jour, c’est qu’elle doit se sentir étrangère, parce qu’il nous parait illogique d’être chez soi et d’accorder une si grande importance à la vérification de son identité.

Depuis l’époque coloniale, les écrivains ont fait entendre haut et fort la voix de la communauté maghrébine en France et en Europe. Ainsi, dans une quête particulière, Bouraoui raconte des moments personnels qui ont marqué sa vie d’ici et d’ailleurs. Elle essaie de ressusciter une culture dévaluée, voire marginalisée. Étrangère ici, étrangère là-bas, l’auteure semble vivre un exil forcé. Par conséquent, l’identité non unifiée de Nina incarne les deux faces d’un miroir qui reflète l’indifférence, la marginalisation et l’exclusion. Née d’un mariage mixte, Nina a une culture mixte c’est pourquoi elle se sent rejetée en France et en Algérie. Le fait d’avoir grandi dans le pays de son père a favorisé son enracinement en Algérie. Quand elle retourne en France, qui a vu sa naissance, elle vit le déracinement de l’immigré. Dans les deux pays, elle est l’Autre, une figure d’altérité à laquelle aucun des deux peuples ne peut s’associer.

À travers son roman Garçon manqué, Bouraoui n’est pas uniquement en quête d’identité. Elle veut s’affirmer au monde entier tout en cherchant à construire une nouvelle identité. Or, grandir dans la société algérienne où la femme est réduite à un simple rôle de subalterne pousse Nina à s’exiler dans le corps masculin. Ainsi, l’idée du corps qui se métamorphose, qui se définit par lui-même, est centrale. Et si l’auteure-narratrice semble être en pleine construction identitaire, et si son devenir est en constante remise en question, il s’avère en définitive qu’aucune de ses identités ne la définit dans la mesure où ses origines culturelles la déchirent et scindent son corps.


Notes :
(1) CHAREF, Mehdi. Le Thé au harem d’Archi Ahmed, Ed. Mercure de France, coll. Folio, Paris 1983, p.17.
(2) Ibid.
(3) Ibid, p.62.
(4) KEIL,Régina . Entre la politique et l’esthétique : littérature "beur" ou littérature "franco-maghrébine" ? In Itinéraires et contacts de cultures, politiques croisées. Volume 14. L’Harmattan. Paris 1991. p. 160-169.
(5) BOUKHEDENNA, Sakina, Journal « nationalité : immigré(e) », l’Harmattan, 1987, p.22.
(6) AGAR-MENDOUSSE, Trudy . Violence et créativité de l’écriture algérienne au féminin. Paris : L’Harmattan, 2006, p. 13.
(7) BOURAOUI, Nina. Le Bal des murènes . Paris : Fayard, 1996, p. 61.
(8) BOURAOUI, Nina. Garçon manqué. Paris, Stock, 2000, p.163.
(9) Ibid, p.77.
(10) Ibid, p.74.
(11) Ibid,p. 75.
(12) Ibid, p.32.
(13) Ibid, p.82.
(14) Ibid, p.49.
(15) Ibid, p.16.
(16) Ibid, p.16.
(17) Ibid, p.83.
(18) Ibid, p.85.
(19) L’Organisation armée secrète, ou Organisation de l’armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.
(20) Op.cit.p.87.
(21) Ibid, p.88.
(22) Ibid, p.50.
(23) Ibid, p.50.
(22)
(23)

Bibliographie
Agar-mendousse, Trudy. Violence et créativité de l’écriture algérienne au féminin. Paris : L’Harmattan, 2006.
Boukhedenna, Sakina. Journal « nationalité : immigré(e) », l’Harmattan, 1987.
Bouraoui, Nina. Garçon manqué. Paris, Stock, 2000.
Bouraoui, Nina. Le Bal des murènes. Paris, Fayard, 1996.
Charef, Mehdi, Le Thé au harem d’Archi Ahmed, Ed. Mercure de France, coll. Folio, Paris 1983.
Keil, Régina. Entre la politique et l’esthétique : littérature « beur » ou littérature « franco-maghrébine » ? In Itinéraires et contacts de cultures, politiques croisées. Volume 14. L’Harmattan. Paris 1991.
Laronde, Michel. Autour du roman beur. Immigration et identité. L’Harmattan.2004.
Ricœur, Paul. Soi même comme un autre. Seuil. Paris. 1990
Yelles, Mourad. Les fantômes de l’identité, histoire culturelle et imaginaire des Algériens. Edition. ENEP.2001.

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