Côte d’Ivoire - Une année d’actualité - 2018
Année Francophone Internationale

Côte d’Ivoire - Une année d’actualité - 2018

1er janvier 2019 - par Kanaté Dahouda 
Tai Chi sur la plage - © Flickr - denis carrascosa
Tai Chi sur la plage
© Flickr - denis carrascosa

POLITIQUE

Parmi les faits saillants qui ont marqué l’année 2018 en Côte d’Ivoire, la rupture entre le Rassemblement des Républicains du Président Alassane Ouattara et le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire d’Henri Konan Bédié a provoqué une onde de choc dans le paysage socio-politique. Pourtant tout semblait avoir été mis en marche pour réprimer toute velléité de séparation, en réaffirmant sans cesse cette conviction profonde : « la place du Pdci est bel et bien dans le Rhdp » (conférence de presse du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, 17 septembre 2018). Cette politique d’inclusion et d’union a été subordonnée au besoin vital de préserver la paix et de consolider la cohésion sociale. Or il était déjà trop tard, selon Jean-Louis Billon. Pour le Secrétaire chargé de la communication et de la propagande, « ce qui est d’actualité pour les leaders du Pdci, c’est la mise en place d’une nouvelle plate-forme avec tous les partis politiques épousant la vision du Pdci -rda et celle des forces vives de la nation ». Déterminé à tout mettre en œuvre pour « revenir aux affaires », le Bureau politique du parti s’est alors réuni le 24 septembre 2018 à Daoukro pour peaufiner ses stratégies de reconquête du pouvoir. À cette occasion, il a donné à son président, Henri Konan Bédié, le mandat d’engager les négociations devant aboutir à la mise en place de la plate-forme qui permettra de promouvoir, puis assurer l’alternance en 2020.


Alassane Dramane Ouattara et Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
© Flickr - Service des actions extérieures de l’UE

Dans cette perspective, Soro Guillaume (vice-président de l’Assemblée nationale) et Pascal Affi N’Guessan (président de la branche légale du Front populaire ivoirien) ont été approchés. Le premier hésite et continue de tâter le pouls de la situation politique, sous la pression du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci), mouvement politique qui souhaite le voir candidat à la prochaine élection présidentielle. Le second se réjouit de la rupture du dialogue direct entre Bédié et Ouattara, avant d’appeler de tous ses vœux la plate-forme de collaboration, dont l’avènement lui apparaît comme irréversible. Cette alliance est d’autant plus nécessaire que le Rhdp aurait, selon lui, « échoué à réconcilier le pays, à promouvoir la bonne gouvernance, à lutter contre la corruption et la pauvreté ». Ce constat d’échec intervient dans un contexte de crise interne au Front populaire ivoirien où la légitimité d’Affi N’Guessan est contestée par la branche dissidente du parti enfermée dans la logique du Gbagbo ou Rien. La mort d’Aboudramane Sangaré, fondateur du Fpi et président par intérim de l’aile radicale, a davantage approfondi les dissensions au sein du parti créé par Laurent Gbagbo. D’où viendra donc le salut après la mort de celui qu’on surnommait « le gardien du temple » ? Qui veillera dorénavant sur l’héritage politique du « Woody de Mama (enfermé dans la prison de Scheveningen au Pays Bas) ? Les supputations vont bon train, surtout après la suspension temporaire des activités du parti par Laurent Gbagbo. Entre-temps, Affi N’Guessan continue de jouer sa partition politique sous le signe d’un désir d’alliance avec un Pdci confronté lui aussi à une crise interne née de son refus d’intégrer le parti unifié, Rhdp. Cette situation a engendré au sein du Pdci la naissance d’un mouvement, « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Son Président, Kobenan Kouassi Adjoumani, entend défendre avec son nouveau courant les idéaux de Felix Houphouët-Boigny, en étant favorable à la promotion des « valeurs du dialogue et de la paix » au sein du parti unifié. Mus par la même ambition de cultiver « les valeurs de l’Houphouëtisme » le premier vice-président du Pdci-rda, Daniel Kablan Duncan, et des dignitaires du Pdci ont créé, le 23 décembre, un autre mouvement, « Pdci-Renaissance », pour dire non à « la rupture du Pdci et les autres membres de la famille houphouëtiste ». En attendant la réaction officielle du président du parti à cette nouvelle déconvenue, il n’est pas inopportun de rappeler que c’est dans un contexte de recomposition du paysage politique que les élections municipales et régionales se sont déroulées, le samedi 13 octobre 2018. Le taux de participation est resté faible : aux municipales, le taux aurait été de 36,20 % contre 36,49 % en 2013, alors qu’aux régionales il était de 46,36 % contre 44,37 en 2013.

Ces élections couplées ont vu la victoire du Rhdp, mais le Pdci s’en est sorti avec une performance honorable. Bien avant l’ouverture des campagnes, le Président Ouattara a formulé le vœu que « les élections soient inclusives et sans violence ». Malheureusement, ce ne fut pas totalement le cas. En effet selon le président de la commission électorale indépendante, Youssouf Bakayoko, « les opérations se sont déroulées dans un climat globalement apaisé » ; l’on a cependant déploré « quelques incidents malheureux ayant entraîné la mort d’hommes et des blessés ». Quant à la société civile et aux observateurs internationaux, ils ont regretté le recours de certains politiciens aux propos tribalistes et xénophobes, ainsi que la résurgence du virus de « l’ivoirité » qui avaient contribué à précipiter le pays dans une crise sans précédent. De son côté, l’opposition a exigé une réforme de la commission électorale indépendante, pour en faire une institution impartiale à même de « garantir des élections justes et équitables ». En attendant « la fameuse reforme », le Chef de l’État ivoirien a procédé en août 2018 à la signature d’une ordonnance qui a amnistié « environ huit cents (800) de nos concitoyens, poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010, ou des infractions contre la sûreté de l’État commises après le 21 mai 2011, date de ma prestation de serment en qualité de Président de la République » (Ouattara). Parmi ces amnistiés se trouve l’ancienne première dame Simone Gbagbo. Ce qui explique pourquoi cette ordonnance a été saluée comme « un geste de décrispation apprécié à sa juste valeur » par Agnès Monnet, Secrétaire générale et porte-parole de Pascal Affi N’Guessan. Pour sa part, l’ex-ministre Alain Lobognon (du camp Soro) a souhaité que ces libérations de prisonniers « ouvrent la voie royale à la réconciliation et à la paix ». Mais les réactions sont différentes du côté des victimes du pouvoir Gbagbo qui ont dénoncé dans la décision d’amnistie « un déficit d’empathie », mais surtout « un sacre de l’impunité » portant une atteinte grave à tout espoir d’une justice impartiale et réparatrice à l’avenir. Face à ces griefs, comment donc parvenir à un compromis démocratique qui permettrait d’assurer la transition d’un passé douloureux vers un avenir commun ? Voilà le défi auquel la « Présidence Ouattara » est confrontée depuis sa prestation de serment en 2011, cérémonie au cours de laquelle il s’était engagé à favoriser la « réconciliation dans le dialogue, la vérité et la justice ».


Abidjan
© Flickr - Gilbert Kouamé

ÉCONOMIE et SOCIÉTÉ

Pendant que le chantier de la réconciliation avance bon an, mal an, celui de l’économie enregistre de bonnes performances, en affichant des taux de croissance supérieurs à ceux d’avant la crise post-électorale de 2010-2011. Grâce au programme présidentiel d’urgence et aux investissements majeurs dans le Plan National de Développement (PND) de la Côte d’Ivoire, « les indicateurs économiques du pays ne sont plus au rouge ». Au sortir de la crise, la mise en place par le gouvernement ivoirien d’une stratégie globale de reconstruction et de développement sur le long terme a permis d’améliorer la qualité des services publics de base qui se trouvaient « dans un état de délabrement préoccupant » sous l’ancien régime. Toujours en matière de développement, plusieurs projets ont été réalisés entre 2011 et 2018, afin d’améliorer la vie des Ivoiriens : construction de ponts, de routes et d’hôpitaux ; venue imminente du Métro-d’Abidjan, augmentation du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti), revalorisations salariales ; construction de barrages hydro-électriques, et d’universités (à Man, Daloa, Bouaké, Korhogo, et San-Pedro), attribution de rente viagère aux anciennes gloires des arts et de la culture, actions de portée sociale à l’égard de la communauté culturelle ; à tout cela, il faut ajouter le rayonnement international de la Côte d’Ivoire, la présence de notre Nation au conseil de sécurité de l’ONU, dont elle a assuré la présidence pendant tout le mois de décembre 2018. À cette occasion, le Chef de l’État ivoirien a été invité à présider un débat de haut niveau sur le thème « Reconstruction post-conflit, Paix, Sécurité et Stabilité ». Cette tribune lui a donné l’opportunité de partager l’expérience ivoirienne sur la stratégie de reconstruction qui a permis au pays d’afficher une embellie économique, « avec un taux de croissance annuelle moyen de 8 % attendu sur la période 2018-2020 ».

La dynamique de croissance du pays a été saluée par plusieurs institutions internationales. C’est le cas de la Banque Mondiale, dont le Vice-Président pour la Région Afrique, Hafez Ghanem, a reconnu que « la Côte d’Ivoire a de très bons résultats en termes de croissance et d’équilibre macro-économique » (septembre 2018). Ses propos rejoignent ceux du Chef de division au département Afrique de l’Ouest du FMI, Dhaneshwar Ghura, qui a relevé, en avril 2018, que « les performances du programme soutenu par le FMI ont été satisfaisantes en 2017 ». Mais ces organisations financières n’ont pas manqué de recommander que le gouvernement ivoirien « accélère les réformes structurelles » pour produire et maintenir « une croissance forte, soutenue et inclusive ». Cela est d’autant plus vital et urgent que, pour bon nombre d’Ivoiriens, l’embellie économique reste peu robuste pour améliorer de façon substantielle leur condition de vie et réduire les inégalités sociales qui continuent de narguer la fameuse « émergence » projetée pour 2020. Le sentiment d’insatisfaction repose sur la réalité que la croissance ne se manifeste pas concrètement dans les assiettes du « citoyen lambda », celui-ci étant constamment confronté à la cherté de la vie, aux prix élevés des denrées alimentaires, à la spéculation sur certains produits de grande consommation (riz, sucre, huile, tomates). À cela, il faut ajouter : le racket exercé sur les routes par certains agents des forces de sécurité, les pénuries d’eau (épisodiques dans certaines localités), le persistant problème des cautions de loyer, les hausses impromptues du prix du carburant, etc. Face à ces enjeux critiques, Monsieur Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, ne manque jamais de rappeler la détermination politique du gouvernement à lutter contre la cherté de la vie, à protéger le pouvoir d’achat des Ivoiriens et améliorer leur condition de vie. Relevons que plusieurs mesures avaient été prises dans ce sens au conseil des ministres du 31 mai 2017 ; celui-ci avait alors identifié trois postes de dépenses vitales : l’alimentation, le logement et le transport. Un après, c’est-à-dire en 2018, les Ivoiriens continuent de se plaindre de ne pas tous (ou suffisamment) profiter de la prospérité que la croissance est censée apporter.

Cette frustration d’ordre économique augmente avec le sentiment d’insécurité inspiré par le grand banditisme, le phénomène inquiétant des enfants délinquants (les microbes), et les crimes rituels dont Bouba (enfant de 4 ans) fut victime en février 2018. On se souvient que son meurtre avait soulevé une vague d’indignation au sein de la population. Face aux défis sécuritaires, le gouvernement rassure qu’il fait de son mieux pour endiguer l’insécurité en augmentant les capacités opérationnelles des gendarmes et des policiers, qui sont invités à travailler en synergie pour assurer la protection des populations… Du Plateau à Abobo en passant par Yopougon, N’Douci et Koumassi, la question de l’insécurité a ainsi marqué les discours de certains leaders politiques pendant les campagnes municipales et régionales. Certes depuis la sortie de la crise post-électorale de 2010-2011, le gouvernement a fait des avancées sur la question sécuritaire ; des défis majeurs continuent, cependant, de parsemer le chemin des Ivoiriens vers l’émergence. Le bilan mitigé sur la question sécuritaire fait, par ailleurs, songer aux limites de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, dont les hauts responsables peinent à endiguer les pratiques de la corruption « dans les services publics et parapublics ». Espérons qu’un jour cette « Haute autorité » deviendra véritablement un instrument d’aide au changement radical, pour le compte de notre développement durable.


A la pèche au bâton
© Flickr - denis carrascosa

CULTURE, ART ET SPORT

Sport roi en Côte d’Ivoire, le football s’est imposé heureusement aux Ivoiriens comme un facteur de cohésion essentielle à la réconciliation nationale. « Grâce à vous, la Côte d’Ivoire est rassemblée à nouveau ». Ainsi s’exprimait le président Ouattara pour traduire « le sentiment d’unité nationale » suscité par le triomphe, en 2015, des Éléphants, l’équipe nationale de football qui venait alors de remporter la Coupe d’Afrique des Nations. Depuis ce sacre, les choses ont bien changé, le monde du sport ayant été affecté par quelques déconvenues qui ont sapé le moral de bien d’Ivoiriens : l’élimination prématurée des Éléphants de Côte d’Ivoire à la CAN 2017, puis à la CHAN 2018 ; à cela, il faut ajouter la mauvaise nouvelle relative à la décision de la Confédération africaine de football de retirer l’organisation de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire. Heureusement que le sport n’est pas la seule panacée de la cohésion sociale. Au cours de l’année 2017-2018, la culture et l’art ont permis de détendre l’humeur des Ivoiriens, tout en leur procurant des énergies positives pour faire face aux exigences de la vie. Ce fut le cas avec le Festival international du rire d’Abidjan (Fira) qui s’est tenu le 3 août 2018 au Palais de la Culture, à Treichville. Pour Adama Dahico, les comédiens du Fira seraient « les vrais créateurs du Rhdp qui signifie en réalité rassemblement des humoristes pour la détente et la paix ».

L’ambiance de bonne humeur dans la détente a aussi marqué les festivités d’un autre évènement majeur en Côte d’Ivoire : la dixième édition du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA 2018), qui a transformé, en l’espace d’une semaine, Abidjan en capitale de la culture mondiale, avec la participation d’artistes venant notamment de Chine, du Japon, d’Europe, du Mexique et de plusieurs pays du continent. L’engouement pour le Masa fait songer à une autre fête culturelle d’importance : le Festival des musiques d’Anoumabo, dont la onzième édition s’est tenu en avril 2018, sous ce thème : « Jeunesse Africaine et Immigration Clandestine ». Pour faire face aux défis de l’immigration et aux enjeux contemporains, le groupe Magic System, initiateur dudit Festival, a intégré un volet social dans sa vision artistique, à travers notamment « la construction d’écoles, de bibliothèques scolaires et de centres de santé », ainsi que l’a relevé le parrain et Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a en a profité pour souhaiter que ce festival « souffle comme un vent de paix sur nos populations et brille comme un soleil d’espoir face aux nombreux défis qui attendent notre jeunesse ».

La paix que le Premier ministre souhaite est une exigence de la réconciliation nationale, qui continue d’inspirer plusieurs écrits sur la « Côte d’Ivoire post-crise ». C’est le cas du livre que Désiré Kraffa a publié en 2018 sous le titre Palabre ivoirien : pour la réconciliation. Après avoir rappelé les contingences et conséquences de « la guerre fratricide entre Gbagbo et Ouattara », l’auteur invite les Ivoiriens à désarmer leur cœur pour cultiver les vertus du vivre ensemble. C’est sous le sceau de cette même problématique qu’il convient de saluer la parution de La Côte d’Ivoire post-crise sous Alassane Ouattara. Abordant son sujet sous l’angle philosophico-politique, Lawrence Atilade soutient dans son livre que le noble souci de la bonne gouvernance devrait motiver les politiques à conjuguer ensemble renforcement du lien social et croissance économique inclusive au service de la paix dans l’espace public ivoirien. Contrairement aux auteurs dont les réflexions sont tournées vers le futur avec un discours qui actualise les conditions d’émergence d’une vraie réconciliation, d’autres ouvrages font plutôt leurs variations sur le passé, en s’interrogeant sur les élections présidentielles de 2010, sur la crise post-électorale ou encore sur l’offensive des forces françaises et onusiennes. Parmi ces ouvrages, relevons le titre du livre co-publié par David Mauger et Raphaël Granvaud : Un pompier pyromane : L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara. On y examine les enjeux politiques de l’interventionnisme français à la lumière des considérations historiques et stratégiques, pour finalement déduire que « derrière sa neutralité affichée, la France n’a cessé de défendre âprement ses intérêts économiques dans ce pays ».

On retrouve le même ton accusateur dans le livre-entretien que Laurent Gbagbo a publié au mois de décembre 2018 avec le journaliste français, François Mattei, sous le titre suivant : Libre. Pour la vérité et la justice. Depuis la Haye où il est détenu prisonnier, l’ancien chef de l’État ivoirien réveille les vieux démons de la crise ivoirienne, tout en réglant ses comptes avec la France qui aurait comploté avec la communauté internationale pour lui ravir sa victoire aux élections présidentielles de 2010. Il en profite pour « revenir sur ses années de prison » et pour partager « sa vision de l’avenir ». Depuis sept ans, le retour de Gbagbo est attendu par ses supporters comme un évènement messianique, alors qu’il est redouté par ses adversaires politiques. On comprend donc pourquoi, la folle rumeur de sa libération provisoire en décembre 2018 a créé joie et mécontentement, panique et confusion. L’information a été depuis démentie par la Cour pénale internationale. Le Collectif des victimes en Côte d’Ivoire (CVCI) a profité de la situation pour demander à la CPI de « maintenir l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé en prison jusqu’à la fin de leur procès ». Auront-ils gain de cause contre le « Woody de Mama », qui espère revenir au pays natal, où il n’exclue pas de participer à l’animation de la vie politique et sociale ? Sa libération sera-t-elle salutaire ou désastreuse pour la Nation ivoirienne ? L’avenir nous le dira. Prions pour le meilleur.


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