« Il est réducteur de lier la question de la misère sexuelle seulement à l’islam »

« Il est réducteur de lier la question de la misère sexuelle seulement à l’islam »

Leïla Slimani - écrivaine
4 septembre 2017 - par Libération

Elle veut libérer la parole. Briser le tabou autour de la sexualité au Maroc, telle est la tâche épineuse à laquelle s’attelle la lauréate du Goncourt 2016, Leïla Slimani. Son dernier ouvrage, Sexe et mensonges, la vie sexuelle au Maroc, qui fait aussi l’objet d’une adaptation en BD, Paroles d’honneur (1), livre une parole brute : des témoignages intimes de femmes écartelées entre transgression et soumission. L’auteure de Dans le jardin de l’ogre et de Chanson douce décrit une société schizophrène où les femmes n’ont pas d’autre choix que d’être vierge ou épouse. Un culte de l’hymen qui est inscrit dans le code pénal et qui engendre des tragédies intimes : suicides, IVG clandestines, lynchages…

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