Limoges, Terre annexe de la Teranga* !

Limoges, Terre annexe de la Teranga* !

27 septembre 2019 - par Arnaud Galy 
 - © Arnaud Galy - Agora francophone
© Arnaud Galy - Agora francophone

Commençons par la fin : trois jeunes Sénégalais se tiennent un peu à l’écart de la scène improvisée et du public. À la fois enjoués et réservés, ils piaffent d’impatience que le spectacle prenne fin. À peine Babacar Oualy et Baboulaye ont-ils salué qu’ils fondent vers Babacar. Ils ont reconnu sa voix, depuis le haut de la rue et, tout interloqués, qu’il soit là, à Limoges, chez eux, ils lui tombent dans les bras. Scène émouvante pour qui sait regarder les yeux des protagonistes.

Babacar et Baboulaye font face à une terrasse de café, le « Made in Limoges », ça ne s’invente pas ! Babacar Oualy, ici, pour le public du festival, est un jeune homme accompagné par son compère Baboulaye lui-même ne quittant pas sa kora, l’instrument légué par son père. Pour les trois jeunes, Babacar est l’Idole* ! Celui qu’il regarde sur YouTube. Une star de série au pays qui les aide à maintenir le lien avec ce dernier. Et Babacar joue le jeu, lui qui a ses entrées au Grand Théâtre de Dakar, est aussi à l’aise avec l’imprévu d’un soir. Les rires et les accolades sont franches. Normal direz-vous, le spectacle du duo s’appelle « Ode à l’amour ».

Le son de la kora et la déclamation d’un poème du Haïtien, installé au Sénégal, Gérard Chenet, d’un slam ou de paroles religieuses, ici au cœur du Limoges historique mettent du baume au cœur. Écoutez Baboulaye, regardez-le étreindre sa kora et caresser les cordes. L’’Ode à l’amour « made in Sénégal  » ! Si un mal embouché se demande encore à quoi « servent » les Zébrures, la réponse est là, elle claque tout en douceur, au coin de la rue.

L’amour, le partage, l’ailleurs... quelques minutes de temps suspendu.

* Sénégal, pays de la Teranga (hospitalité)
* Idoles et Golden sont les deux séries qui ont mis Babacar Oualy au cœur des foyers sénégalais.


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