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Patricia Batovska - D’abord les échanges, et le respect

Patricia Batovska - D’abord les échanges, et le respect

18 janvier 2022 - par Ashkhen Katarshyan 

Sortie d’un des quatre lycées bilingues franco-slovaques qui existent dans son pays, Patricia a pu étudier en France … et au Japon ! Elle vise aussi le Royaume-Uni, mais n’entend pas pour autant abuser du téléphone portable.

Je suis slovaque, j’ai 20 ans. J’ai commencé le français dans un lycée bilingue franco-slovaque, spécialisé en sciences naturelles. En l’intégrant, je ne parlais pas du tout, mais je suis sortie du lycée avec le niveau de français C1, en quatre ans. Nous avions de bons professeurs qui étaient bien formés selon moi pour bien nous apprendre. Pendant mes études au lycée, j’ai eu de la chance d’aller en France pendant deux semestres, dans le cadre d’échanges d’étudiants. C’était une expérience authentique dans un lycée local où j’étais dans une famille d’accueil. En rentrant en Slovaquie, j’ai continué mes études au lycée, après
le baccalauréat. Ensuite, j’ai beaucoup réfléchi où je pouvais aller pour mes études supérieures et j’ai décidé d’aller en France. Car en restant en Slovaquie, cela aurait été un peu compliqué : il n’y a pas beaucoup de personnes qui parlent français, j’avais peur de ne pas pouvoir bien le pratiquer et que je perde mon niveau. Cela a guidé mon choix.

Où étudiez-vous maintenant en France ?

J’ai choisi une École de commerce avec trois accréditations internationales à Toulouse. J’y suis depuis deux ans. J’ai choisi cette école, car en Slovaquie nous n’avons pas d’école de commerce comme en France. J’ai déjà fait un an à Toulouse puis je suis partie au Japon pour un semestre obligatoire.

Pourquoi avez-vous choisi le Japon ?

Je pouvais choisir le pays. Au Japon j’ai choisi l’université internationale d’Akita, son côté international m’a décidée. Au Japon peu de gens parlent anglais et c’est assez compliqué, mais au sein de l’université j’utilisais l’anglais comme langue d’apprentissage. Tous les cours étaient en anglais, c’était facile, car je ne parlais pas japonais ! À l’université il y avait beaucoup d’étudiants de différentes parties du monde. J’y suis restée 4 mois. J’étais membre active de l’Association du Développement Durable. J’initiais et j’organisais les activités de l’association : conférence de sensibilisation, nettoyage des plages, initiative zéro déchets durant un festival de l’école. La culture était totalement différente de celle que je connaissais en Europe, en Slovaquie. Et c’était pour moi la première fois que je séjournais en Asie donc c’était vraiment intéressant. Actuellement je suis en Slovaquie, car nous avons fini le semestre au Japon, mais je vais partir en France dès que le semestre commencera pour finir ma deuxième année.

Quel est votre avis sur les cours en ligne ?

Au début j’avais peur que ce soit un peu bizarre, mais finalement ce n’était pas si mauvais que ça. C’était une téléconférence donc c’était bien parce que les professeurs étaient là devant nous, interactifs comme pendant les cours. Il y a même des aspects qui sont meilleurs ; par exemple s’ils nous donnent quelque chose à faire et qu’on finit plus tôt, on peut faire d’autres choses en attendant, alors qu’en classe on ne peut pas. Je trouve. Ce n’était pas aussi mauvais que ce à quoi je m’attendais !

Quelles sont les activités de la Francophonie qui vous motivent ?

Cette année est un peu compliquée parce que je suis venue en France juste un mois avant que la COVID-19 ne commence à se répandre. Mais l’année dernière j’ai participé aux activités qui étaient organisées par Campus France, c’étaient des activités pour étudiants internationaux à Toulouse pour rencontrer des étudiants français. Après j’étais pas mal occupée à mon école donc je n’ai pas eu beaucoup de temps pour participer à d’autres événements.

Après l’École de Commerce, avez-vous déjà décidé de ce que vous alliez faire ?

Je voudrais bien continuer mon Master, mais je ne sais pas où encore exactement. Donc j’ai encore un an pour me décider. Peut-être que j’irai au Royaume-Uni pour mon anglais, ça dépend de là où je trouverai une école intéressante

Pourquoi aimer la langue française, comment avez-vous choisi cette langue ?

C’est une très belle question ! En fait, quand je suis entrée au lycée bilingue franco-slovaque je voyais que mes amis de classe étaient bien informés de la structure du lycée, et moi pas du tout en fait, car ce lycée est loin de là où j’habite et je ne savais pas que ça existait. C’est quelqu’un de ma famille éloignée, qui a aussi fréquenté un lycée bilingue, qui m’a appris leur existence. J’ai postulé, ça avait l’air intéressant d’apprendre une langue étrangère. En plus quelques années auparavant j’avais visité la France, et j’avais beaucoup aimé Paris. J’ai postulé et ils m’ont acceptée ! J’ai commencé à aimer la langue française. Elle me manque quand je ne l’utilise pas pendant quelques mois. Quand je suis en Slovaquie, ou quand j’étais au Japon je sentais vraiment le manque du français. J’aime aussi la France, Paris. Il y a tant à visiter, à voir. Et aussi l’aspect traditionnel que j’aime : il y a beaucoup de boulangeries, les gens achètent toujours leur pain le matin et ce cliché me plaît, cette ambiance si française. Quand tu vis en France c’est totalement différent des expériences d’un simple touriste.

Voudriez-vous changer quelque chose dans la vie des jeunes de nos jours ?

Le point qui est très important aujourd’hui, c’est l’utilisation du téléphone portable par les jeunes. Nous perdons le contact personnel maintenant. Je suis très intéressée par l’environnement et j’ai remarqué que les gens sont indifférents envers leur entourage et l’environnement et ça, c’est dommage. Il faut être un peu plus respectueux des autres, de tout ce qui nous entoure aussi.

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