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Lusine Nalbandyan - Vivre ensemble en français

Lusine Nalbandyan - Vivre ensemble en français

31 décembre 2021 - par Aneta Gonța 

Fille de l’Arménie indépendante, démocratique et européenne, la jeune Lusine Nalbandyan
éprouve « une grande fierté » à faire partie de la génération qui surmonte avec fermeté et dignité les défis sur le chemin de son développement. « En tant que jeune Arménienne, je me réjouis du progrès de mon pays qui s’ouvre au monde et se fait entendre grâce à cette indépendance, ainsi qu’à sa fidélité aux valeurs de la démocratie. »

Quelle place attribuez-vous à la Francophonie dans le processus du développement de votre pays, y compris dans son chemin vers l’Union Européenne ?

La Francophonie et l’UE partagent des intérêts à échanger et à associer. 18 États membres de l’UE sont également rattachés à l’OIF, dont 6 en sont membres, 11 sont observateurs et un pays est associé. L’adhésion de l’Arménie à l’OIF et la coopération étroite avec l’UE multiplient les opportunités pour échanger et coopérer autour des projets conjoints.

Votre CV décrit une riche activité francophone, y compris des études, stages, participation à des événements, etc. Pourquoi et comment le choix du français d’une manière aussi étendue ?

Tout a commencé à l’école que je fréquentais et où on enseignait l’anglais comme langue étrangère. À l’issue de certains changements dans ma vie, j’ai dû changer d’école et, par conséquent, la langue étrangère enseignée dans l’autre école était le français. Peu à peu, je suis tombée amoureuse de la langue, mais aussi j’ai compris que j’avais à cœur de m’imprégner de la culture et des valeurs à travers lesquelles je la découvrais. Le choix du
français était déjà un choix conscient au moment où j’ai choisi d’étudier la langue et la civilisation françaises à l’université.

Le français, dit Wikipédia, est une langue ayant une certaine présence en Arménie, sans être importante. En même temps, le pays est membre de l’OIF et a hébergé le récent Sommet de la Francophonie, en 2018. Que pensez-vous du présent et de l’avenir proche du français dans votre pays ?

Il est vrai que la présence de la langue de Molière en Arménie ne saute pas aux yeux. Pourtant, au cours des années qui ont suivi l’adhésion de l’Arménie à l’OIF, de nombreuses dispositions ont été prises pour accroître la place du français dans notre pays. Le choix de l’Arménie, membre relativement jeune de l’OIF, en tant que pays hôte du XVIIe Sommet, a
constitué une marque de solidarité, mais également de reconnaissance de son engagement au service de la Francophonie, de ses valeurs et de son action pour faire rayonner la Francophonie dans notre région.

Emmanuel Macron disait, lors du Sommet d’Erevan, que la Francophonie doit être féministe. Partagez-vous cette affirmation du président français ?

Certainement, je ne vous surprendrai pas, disant que je partage l’affirmation du président français. Malgré la présence de nombreux militants dans ce domaine et les initiatives aussi nombreuses, les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent dans le monde et nécessitent de mettre en place des solutions durables.

À quoi associez-vous spontanément la francophonie arménienne ?

« Vivre ensemble » (devise du Sommet d’Erevan), mais aussi la chanson homonyme qui tourne en boucle dans ma tête lorsque je pense à la francophonie arménienne.

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