Ils meurent pendant que certains cherchent encore des équilibres de langage.
En Iran, la jeunesse se lève. Et le régime répond par la violence.
À balles réelles. Contre un peuple désarmé.
Selon Iran International, plus de 2000 personnes auraient été tuées en quarante-huit heures par les forces du régime dirigé par Ali Khamenei. Les chiffres donnent le vertige. Ils ne sont pas des slogans. Ils sont des vies.
Les images venues de Téhéran sont sans ambiguïté.
Ce que l’on entend, ce sont des tirs.
Ce que l’on voit, ce sont des corps qui tombent.
Il ne s’agit pas d’un maintien de l’ordre, mais d’une répression systématique.
Femmes, étudiants, commerçants : la société entière est touchée.
Au moins 190 victimes ont déjà été identifiées. D’autres suivront sans doute.
Leur courage impose le respect. Leur lutte appelle la dignité — non la récupération.
Car une révolte n’est pas un décor.
Elle n’est ni un instrument idéologique, ni un champ d’expérimentation pour ambitions extérieures.
Le peuple iranien ne demande ni mythes, ni sauveurs.
Il réclame des droits élémentaires : vivre, choisir, parler, aimer, croire ou ne pas croire.
Cette exigence n’a rien d’exotique.
Elle est universelle.
Et elle résonne avec les mots de Forough Farrokhzad :
« J’ouvrirai la fenêtre,
et je saluerai la naissance de la lumière. »
L’Iran se bat aujourd’hui pour cette fenêtre ouverte.
Pour la lumière.
Pour la liberté.
Regardons-le avec sérieux.
Écoutons-le avec respect.
Et n’acceptons jamais qu’un peuple soit écrasé pour avoir osé se lever.
© prise sur les réseaux sociaux - photographe inconnu(e) pour le moment - si une information nous parvient, nous créditerons.